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samedi 11 septembre 2010

Marée noire: suivi et bilan

Vous pouvez désormais "admirer" l'ampleur de la fuite via une webcam installée un peu plus de deux semaines après le début de la fuite, par des robots sous-marins:

Voici ce que l'on pouvait voir au fil des jours:

- 24 mai 2010:

La fuite est clairement visible. La couleur annonce clairement qu'il s'agit de pétrole. On remarque le bras du robot qui plonge dans la fuite, pour faire je ne sais quelle opération.

- 28 mai 2010:

Il y a du remous, ce jour. On tente de colmater la fuite en y infectant des débris et des boues. En vain...

- 30 mai 2010:

Les tentatives de colmatage continuent. J'ai suivi en direct une opération: le placement d'un crocher sur un plot en béton. Un bête opération comme celle là a mis plusieurs minutes à être réalisée.

Première difficulté: prendre le crochet à l'aide d'un bras mécanique.


Deuxième difficulté: accrocher le crochet sur l'accroche en métal au sommet du plot en béton. Première tentative... échec.

Deuxième essai.

Opération réussie...


-1 Juin 2010:

Les travaux continuent...



La fuite a finalement pris fin mi-juillet, suite au forage de deux puits secondaires permettant le colmatage du conduit endommagé. L'écoulement du pétrole n'est cependant pas totalement terminé mais se produit à une cadence bien moindre.
La quantité totale de brut déversé dans le Golfe du Mexique au 15 juillet est évaluée à 1.175.000 t, au rythme moyen de 9 millions de litres par jour, soit un chiffre bien plus élevé que les premières estimations de BP.
Ce chiffre place cette marée noire en deuxième place pour l'importance du volume de brut déversé. Seule la fuite du puits de Lakeview (Californie) avait fait "mieux", mais en plus d'un an et demi, avec 1.230.000 t déversées au total.
Les quantités de pétrole déversées sur les côtes étasuniennes ne représentent que la partie immergée de l'iceberg: des quantités immenses de pétrole gisent encore en nappes plusieurs centaines de mètres sous la surface de la mer.

jeudi 8 juillet 2010

L'avion du futur boucle son vol de nuit

L'avion expérimental Solar Impulse a atterri jeudi matin en Suisse sans encombre après un vol de 26 heures uniquement propulsé par l'énergie solaire et ses batteries, ouvrant la voie à un tour du monde d'ici environ trois ans.


Le prototype, dont les ailes sont recouvertes de 12 000 cellules photo-voltaïques alimentant ses quatre moteurs électriques, et qui a une envergure de 63,4 mètres pour 1600 kilos, avait pris son envol mercredi matin pour un périple non-stop au dessus du Jura suisse. Le prototype HB-SIA a profité de conditions météorologiques idéales: il s'est élevé jusqu'à 8700 mètres d'altitude pour accumuler l'énergie solaire nécessaire pour traverser la nuit. Durant les premières heures nocturnes, l'avion est redescendu à 1500 m et n'a perdu que peu d'altitude par après.

Dans la soirée de mercredi, les organisateurs ont décidé de poursuivre le vol de nuit, estimant que les batteries de l'appareil étaient suffisamment chargées pour tenir jusqu'au petit matin.L'appareil a passé sa nuit à effectuer plusieurs rondes entre l'aérodrome Broyard et le lac de Morat, à une vitesse d'environ 23 nœuds (50 km/h), afin de préserver le maximum d'énergie.

Ce vol, qui intervient trois mois après un premier vol d'une heure et demie, est une étape cruciale pour le projet dirigé par l'explorateur Bertrand Piccard. "Pour la première fois, un avion solaire a volé un jour et une nuit d'affilée sans carburant", a-t-il déclaré, ému, jeudi matin à l'aérodrome de Payerne. "Aujourd'hui, Solar Impulse a démontré que l'exploit est possible", a-t-il poursuivi.

Il permet de tester la capacité de l'appareil à voler de jour comme de nuit, ses cellules photovoltaïques rechargeant sous le soleil les batteries nécessaires au vol nocturne.

L'équipe de quelque 70 personnes compte effectuer d'autres vols pour calibrer la machine et finalement construire un deuxième exemplaire qui fera le tour du monde en cinq étapes d'ici 2013, voire 2014, et non plus 2012 comme annoncé précédemment.

Le projet de Solar Impulse a démarré en 1999. Le premier vol a eu lieu le 7 avril.



Sources: www.rtbf.be

www.solarimpulse.be

www.24heures.ch

mardi 15 juin 2010

Marée Noire: L'hémorragie continue

Les estimations quant au volume déversé quotidiennement dans le Golfe du Mexique sont à nouveau revues à la hausse, malgré les opérations de pompages.



On a d'abord parlé de 5000 barils par jour : une quantité déjà considérée comme très importante. Ce pourrait être huit fois plus. Jusqu'à 40.000 barils de pétrole (soit 6,4 millions de litres) se déversent quotidiennement dans le golfe du Mexique a indiqué jeudi Marcia NcNutt, directrice de l'Institut de géophysique américain (USGS).

«L'estimation basse des scientifiques (...) tourne autour de 20.000 barils, tandis que la haute est un peu supérieure à 40.000»

Longtemps, l'estimation la plus pessimiste avancée par BP a oscillé entre 12.000 et 19.000 barils de brut par jour.

A titre de comparaison, en 1989 l'Exxon Valdez - la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis avant celle-ci - a répandu 280.000 barils (46 millions litres) de pétrole au large de l'Alaska.

Bref, rien de bien encourageant. Cette marée noire pourra bientôt se classer parmi les plus grandes catastrophes écologiques de l'histoire... jusqu'à ce qu'une autre ne vienne la détrôner dans les prochaines années. (2012, je t'attends)

La seule chose que l'on puisse espérer, c'est que l'homme apprenne de ses erreurs.

dimanche 30 mai 2010

Marée Noire: Nouvelle page sur le blog

Suite à l'annonce de l'échec du colmatage de la fuite (le pétrole continue donc au même rythme, supérieur à 2 millions de litres par jour), j'ai créé une page spéciale sur la Marée Noire et la fuite de pétrole, avec le lien permanent vers la webcam et des commentaires au fil des jours.

vendredi 28 mai 2010

Marée Noire: La fuite est maîtrisée

[EDIT: cet article contient des informations erronées: BP n'a fait qu'essayer de gagner du temps et de calmer les foules en essayant de faire croire que sa tentative de colmatage était une réussite.]

BP est enfin parvenu à mettre fin à la fuite de pétrole qui faisait se répendre chaque jour près de 3 millions de litre de pétrole dans le Golfe du Mexique depuis plus de 5 semaines.
C'était la dernière chance pour BP de résoudre lui-même le problème, avant que les États-Unis n'engagent leurs propres moyens.

Sur la webcam, on remarque clairement qu'il y a eu du changement: la fuite n'est plus visible (hier elle l'était encore, mais il ne s'agissait plus qu'une fuite de boues non toxiques. Ceci dit, la webcam a peut-être seulement changé de direction).


Depuis le début de la catastrophe, ce sont près de 100 millions de litres de pétrole qui se sont échappés dans l'océan, au rythme de 3 millions par jour, contre les 800.000 litres annoncés initialement par BP.

Tout n'est malheureusement pas fini: en plus de la nappe qui continue à s'étendre et à s'écraser sur les côtes, il reste à cimenter le puits et faire se cesser définitivement la fuite, opération très délicate et inédite à cette profondeur, comme le fait savoir cet article (écourté) du Monde:

Les équipes d'intervention "sont parvenues à stabiliser la tête du puits, ils ont injecté des liquides à l'intérieur. Ils ont arrêté l'échappement d'hydrocarbures", a déclaré l'amiral Allen sur la radio américaine WWL First News. "Il n'y a pas encore de raison de crier victoire", a-t-il tempéré, notant que le puits n'était toujours pas cimenté.

Il s'agit du premier résultat positif d'une opération lancée par BP visant à boucher le puits.

2 À 3 MILLIONS DE LITRES PAR JOUR

L'opération, baptisée "top kill", a commencé mercredi. Elle consiste à injecter d'un bateau mouillant en surface une solution faite d'eau, de matières solides et de barite, un minerai, dans deux conduits qui mènent à la valve antiexplosion du puits, d'où s'échappent le pétrole et le gaz, puis de sceller le puits avec du ciment.

Il s'agit d'"une lutte titanesque entre le flot [de pétrole] et la solution que nous injectons dans le puits", a décrit jeudi matin le directeur exécutif de BP, Robert Dudley, sur la chaîne de télévision américaine CNN.

Lors d'une conférence de presse, jeudi, M. Obama annoncera sa décision de prolonger de six mois un moratoire sur l'octroi de permis de forages pétroliers en mer et proposera de limiter drastiquement cette méthode d'extraction.

Mercredi, le directeur général de BP, Tony Hayward, a reconnu au nom de la compagnie "sept défaillances". Selon le New York Times, citant un document interne de BP, le groupe aurait choisi l'option la plus risquée entre deux techniques de coffrage du puits, notamment pour des motifs économiques.

lundi 24 mai 2010

Marée Noire: Webcam de la fuite

Vous pouvez désormais "admirer" l'ampleur de la fuite via une webcam installée il y a un peu plus de deux semaines par des robots sous-marins sur ce site:

http://globalwarming.house.gov/spillcam

Voici un aperçu:

[24 mai 2010, 9h51]

Nous pouvons voir sur cette image le tuyau destiné à pomper une partie du pétrole qui fuit. Selon BP, ce tuyau serait capable de pomper 2000 barils par jour sur les 5000 qui fuient.
C'est bien... sauf que cela fait encore 3000 barils de pétrole qui s'échappent en pleine nature chaque jour. Et encore, c'est sans compter les sous-estimations de BP quant à l'ampleur de la fuite. La découverte d'énorme nappes de pétrole sous-marines laisse croire à une fuite près de 10 fois plus importante. Au lieu des 800.000 litres, ce seraient plus de 8 millions de litres de pétrole qui fuiraient par jour. Les 2000 barils pompés par le tuyau deviendraient alors négligeables face aux 48.000 barils perdus.

dimanche 9 mai 2010

Marée Noire: premier échec du couvercle

Hier soir (GMT+2), le porte-parole de BP s'enorgueillissait déjà de la réussite de la pose du couvercle sur la première des fuites du puits de pétrole. Il ajoutait cependant qu'il faudrait encore une douzaine d'heures avant d'être certain de la stabilité de l'installation. Plus de 80% du pétrole brut emmagasiné par le couvercle pourrait alors être pompé et réutilisé.

[Couvercle pendant la plonge]

Mais voilà, ce matin, on apprenait que le couvercle avait dû être retiré de la fuite. Et pour cause, des cristaux se formaient à l'intérieur, compromettant son bon fonctionnement. Après sa pose, une grande quantité d'hydrates se serait accumulée à l'intérieur de la cloche sous l'effet de la température et de la pression, contraignant les équipes de BP à l'écarter de la fuite.

Aujourd'hui, les ingénieurs de BP travaillent pour trouver une solution à ce problème. Cette opération prendra sans doute plus de deux jours,... et 1.600.000 litres de pétrole.

Ensuite, BP tentera à nouveau de recouvrir la fuite du couvercle, renouvelant le danger d'aggraver la situation: si une fausse manœuvre devait faire se cogner l'installation (de plusieurs milliers de tonnes) contre le puits, le débit de la fuite pourrait être multiplié par dix! Ce seraient alors près de dix millions de litres de pétrole brut qui se déverseraient chaque jour.
A ce rythme, le volume de la nappe de pétrole serait multiplié par deux après deux jours.

Au même moment, une hypothèse probante concernant la cause de l'explosion de la plateforme se profile: une bulle de méthane sous pression aurait brutalement envahi les tuyaux d'exploitation. On écarterait donc l'hypothèse d'une erreur humaine... un peu facile.
L'enquête continue.

jeudi 6 mai 2010

Premiers épanchements de pétrole en Louisiane

La nappe de pétrole issue de la plateforme qui a sombré il y a plus de deux semaines a touché pour la première fois les terres de Louisiane. Il ne s'agit pour l'instant que de petites flaques de pétrole brut de faible densité, mais le pire est à venir.

Voici une petite carte représentant l'étendue approximative de la nappe de pétrole à ce jour. Le point rouge désigne le lieu d'ou provient tout ce pétrole brut, soit la plateforme. Le point jaune désigne l'endroit où les premiers épanchements de pétrole ont été observés par des gardes-côtes (il devrait en fait être situé un peu plus au sud de l'ïle).



En ce moment même, un navire de fret de BP transporte l'énorme cloche vers la plateforme qui a sombré. Cette cloche est destinée à venir recouvrir toute la pateforme et à contenir le pétrole. Cette cloche ne devrait être mise en place que d'ici 5 jours, selon BP... Comptons donc une semaine pour voir cette fuite contenue, pour autant que l'opération réussisse.

Depuis deux semaines, ce sont près de 800.000 litres de pétrole brut qui se déversent chaque jour dans le Golfe du Mexique. Ce sont donc près de 13 millions de litres de pétrole qui se sont échappés dans la mer depuis l'incident, le 20 avril dernier.

A ce jour, cette fuite de pétrole a provoqué la plus importante nappe de pétrole depuis l'échouement du Tasman Spirit, le 27 juillet 2003, qui avait déversé plus de 35 millions de litres de pétrole au large des côtes Grecques.

mercredi 28 avril 2010

Marée Noire: "On met le feu"

Les autorités américaines ont finalement pris la décision de mettre le feu à la nappe de pétrole, pour éviter une marée noire. Cependant, y mettre le feu comporte également des désavantages: une fumée toxique s'échappera dans l'atmosphère, et des boues d'hydrocarbures se déposeront sur les fonds marins, et sans doute aussi sur les côtes de Louisiane.
Nous n'échapperons donc pas à une catastrophe environnementale.

Voici l'article de la RTBF (Presse Belge), écourté:

Les autorités américaines ont donné leur accord mercredi pour que soit brûlée la nappe de pétrole qui flotte sur les eaux du golfe du Mexique où une plateforme a sombré, une mesure radicale pour tenter d'éviter une marée noire.

Le but de l'opération est de protéger l'écosystème fragile des côtes bordant le golfe du Mexique, de plus en plus menacées par l'arrivée d'une marée noire provoquée par la fuite de 159 000 litres de pétrole par jour. La plateforme Deepwater Horizon, appartenant à la société Transocean et qui était exploitée par la compagnie britannique BP, contenait 2,6 millions de litres de pétrole et extrayait près de 1,27 million de litres par jour.

La nappe de pétrole est désormais à moins de 30 km des marais côtiers de Louisiane (sud des Etats-Unis), qui constitue un sanctuaire pour la faune, en particulier les oiseaux aquatiques.

Mise à feu dangereuse

Mais la mise à feu de cette nappe de pétrole, circonscrite par des kilomètres de bouées formant un gigantesque barrage flottant, présente elle aussi des dangers pour l'environnement : elle risque de projeter dans l'atmosphère d'immenses bouffées d'une épaisse fumée noire, et de libérer dans la mer des déchets boueux.

Les efforts de BP pour colmater les fuites ont échoué mardi, malgré l'utilisation de quatre bras robotiques opérant par 1500 mètres de fond. Et les ingénieurs se démènent pour construire un large couvercle sous-marin destiné à endiguer la fuite.

"C'est la première fois que l'on fait cela. L'idée n'existait pas jusqu'à présent", a dit à l'AFP un porte-parole des gardes-côtes, Prentice Danner.

La responsable des garde-côtes de La Nouvelle-Orléans,a assuré mardi lors d'une conférence de presse, "si nous ne sécurisons pas le puits, oui, ceci constituera une des pires marées noires de l'histoire américaine".

AFP

Marée Noire: Désastre environnemental en vue

Voici le récit des événements:

  • Il y a déjà 6 jours, au large de la Louisiane, dans le Golfe du Mexique, une grande plateforme de forage ("Deepwater Horizon", de son nom) du groupe pétrolier BP subissait une explosion. Suite à cette explosion, des milliers de litres de pétrole se sont alors enflammés et répandus dans la mer. On déplorait, après l'explosion, 4 morts et 11 disparus. BP envoie alors des navires "pompiers" et tente de maîtriser l'incendie... en vain: une énorme colonne de fumée s'échappait de la plateforme embrasée.

[Plateforme en feu filmée depuis un hélicoptère, le 22 avril 2010]
  • Deux jours plus tard, la plateforme s'effondre sous l'effet de la chaleur et s'enfonce dans les bas-fonds. La mare toxique, contenant pétrole et cendres, s'étend alors à deux kilomètres de large et 8 de long. On craint qu'une fuite se déclare dans la plateforme, qui contenait 2,6 millions de litres de pétrole et extrayait près de 1,27 million de litres par jour avant l'explosion. Une hypothétique fuite serait alors très difficile à contenir, la plateforme se trouvant maintenant à plus de 1500m sous la surface.
[Étendue de la fuite le 2ème jour]

  • Peu après, une fuite est déclarée. Le groupe BP met alors tout en œuvre pour colmater la fuite, en envoyant des sous-marins sur place.
  • Depuis, la fuite n'est toujours pas colmatée. Depuis sa découverte, plus de 150.000 litres de pétrole s'échappent chaque jour dans le Golfe du Mexique (soit plus de 600.000 litres à ce jour). La mare de pétrole s'étend aujourd'hui à plus de 1000 kilomètres de circonférence. On évalue sa surface à 74.000 km², soit à peu près deux fois celle de la Belgique!

[Il y avait une plateforme, là... Il ne reste que du pétrole]

La menace de "la pire marée noire qu'ait connu les États-Unis" s'intensifie d'heures en heures et deviendra réalité si le groupe britannique ne parvient pas à colmater la fuite d'ici peu. La nappe se trouve à présent à moins d'une trentaine de kilomètres du littoral de la Louisiane et ne peut être contenue, compte tenu de son énorme surface et de sa profondeur (elle s'étend en effet jusqu'à plusieurs mètres sous l'eau).

Si la fuite n'est pas colmatée d'ici ce soir, BP envisage même, en dernier recours, mettre le feu à la fuite, pour éviter que la nappe prenne encore plus d'ampleur.

Des ingénieurs travaillent encore en ce moment même à la conception d'un énorme couvercle qui viendrait couvrir la plateforme, pour empêcher l'épanchement du pétrole. Sa construction devrait cependant prendre plus de deux semaines... autant dire que la plateforme aura eu largement le temps de se libérer de son liquide toxique.

Les côtes de la Louisiane hébergent un écosystème très diversifié et très fragile: animaux aquatiques, requins baleines, et de nombreuses espèces de crustacés s'y côtoient. Cette marée noire causera sans doute des dommages irréversibles.

Sources: Presses britannique, américaine, canadienne, belge et française