dimanche 30 mai 2010
Marée Noire: Nouvelle page sur le blog
Neige à Edmonton (Canada) la veille de l'été
Tandis que le nord du pays connait des températures exceptionnellement douces, proches de 12°C à 850 hPa et supérieures à 20°C au sol, jusqu'au nord du 63ème parallèle, le sud du Canada doit surmonter une vague de froid assez remarquable pour la saison.
Edmonton, capitale de l'Alberta, située à 600 mètres d'altitude, a enregistré ces derniers jours des températures proches des records absolus pour une fin mai. Le déficit sur ces deux derniers jours approche ou même dépasse les 10°C. Tandis que la température maximale moyenne pour une fin mai dépasse 18,5°C, elle n'atteignait même pas 5°C au plus chaud de la journée d'hier, avec à la clé des précipitations hivernales, et même un faible enneigement au matin.
Pour se faire une idée, Edmonton se situe à la même latitude que Londres...
Cette fraîcheur extrême pour un mois de mai est due au positionnement particulièrement favorable d'une goutte froide sur les régions. Remarquez la petite boule de couleur bleu-vert au sud du Canada (à gauche de l'image). Cette couleur couleur représente le géopotentiel. Un géopotentiel fort annonce un risque non négligeable de formation de pluie in-situ.
La carte qui suit nous donne la situations prévue pour ce soir. Hier, la goutte froide était beaucoup plus remarquable, avec une pression plus faible en son centre, et un géopotentiel plus fort. Les températures à 850 hPa ont aussi sensiblement augmenté depuis hier: aujourd'hui, elles sont de -2 à -3°C dans la région d'Edmonton, tandis qu'hier, elles étaient proches de -5°C.


Enfin, quelques vidéos enregistrées par des indigènes...
Un faible enneigement, de 2cm tout de même par endroits, recouvrait le sud de l'Alberta hier matin (vidéo 1) Plus tard dans la journée, de gros flocons sont encore tombés (vidéo 2).
samedi 29 mai 2010
Canicule extrême au Pakistan (records mondiaux approchés)
Certains endroits de l'Est et du Sud du pays voyaient la température dépasser largement les 50°C hier dans l'après-midi. De nombreux records sont d'ailleurs tombés.
On mesurait au plus chaud de la journée, 53.5°C à Mohen-Jo-Daro, ce qui constitue un record pour cette station et un record national (l'ancien record était détenu par la station de Jacobabad, avec 52,8°C, mesurés en 1919), ainsi qu'un record pour le continent asiatique pour le mois de mai, et une deuxième place tous mois confondus (Derrière les 53,7°C mesurés par la station israélienne de Irat-zvi), et enfin cette valeur obtient la deuxième place au rang mondial (Derrière la station de la Vallée de la Mort aux USA).
Record aussi à Sibi* avec 53°C (notez que la température minimale n'est pas descendue sous 39,7°C!). Il a aussi fait 52.5°C à Jacobabad, 52.5°C à Pad Iban, 52.2°C à Nawabshab,...

Des conditions de chaleurs extrêmes comme celle-ci n’avaient plus été observées depuis 1998, nous rapporte le site www.meteo-world.com.
On parle également de potentiel à un record mondial absolu! En effet, les 56°C mesurés dans la Vallée de la Mort en 1916 et les 58°C relevés en 1922 à El Azizia n'inspirent pas beaucoup de confiance: les conditions de mesures n'étaient alors pas encore réglementées, et à de telles températures, les différences entre les températures mesurées par un abri normalisé et un abri amateur peuvent être de plusieurs degrés.
Cette vague de fortes chaleurs devait prendre fin aujourd'hui, avec l'arrivée de pluies soutenues.
*N.B: Sibi se situe dans une des régions les plus chaudes du monde en été.
vendredi 28 mai 2010
La politique Agricole Commune (PAC): Les objectifs et les limites
Marée Noire: La fuite est maîtrisée
BP est enfin parvenu à mettre fin à la fuite de pétrole qui faisait se répendre chaque jour près de 3 millions de litre de pétrole dans le Golfe du Mexique depuis plus de 5 semaines.
C'était la dernière chance pour BP de résoudre lui-même le problème, avant que les États-Unis n'engagent leurs propres moyens.
Sur la webcam, on remarque clairement qu'il y a eu du changement: la fuite n'est plus visible (hier elle l'était encore, mais il ne s'agissait plus qu'une fuite de boues non toxiques. Ceci dit, la webcam a peut-être seulement changé de direction).

Depuis le début de la catastrophe, ce sont près de 100 millions de litres de pétrole qui se sont échappés dans l'océan, au rythme de 3 millions par jour, contre les 800.000 litres annoncés initialement par BP.
Tout n'est malheureusement pas fini: en plus de la nappe qui continue à s'étendre et à s'écraser sur les côtes, il reste à cimenter le puits et faire se cesser définitivement la fuite, opération très délicate et inédite à cette profondeur, comme le fait savoir cet article (écourté) du Monde:
Les équipes d'intervention "sont parvenues à stabiliser la tête du puits, ils ont injecté des liquides à l'intérieur. Ils ont arrêté l'échappement d'hydrocarbures", a déclaré l'amiral Allen sur la radio américaine WWL First News. "Il n'y a pas encore de raison de crier victoire", a-t-il tempéré, notant que le puits n'était toujours pas cimenté.
Il s'agit du premier résultat positif d'une opération lancée par BP visant à boucher le puits.
2 À 3 MILLIONS DE LITRES PAR JOUR
L'opération, baptisée "top kill", a commencé mercredi. Elle consiste à injecter d'un bateau mouillant en surface une solution faite d'eau, de matières solides et de barite, un minerai, dans deux conduits qui mènent à la valve antiexplosion du puits, d'où s'échappent le pétrole et le gaz, puis de sceller le puits avec du ciment.
Il s'agit d'"une lutte titanesque entre le flot [de pétrole] et la solution que nous injectons dans le puits", a décrit jeudi matin le directeur exécutif de BP, Robert Dudley, sur la chaîne de télévision américaine CNN.
Lors d'une conférence de presse, jeudi, M. Obama annoncera sa décision de prolonger de six mois un moratoire sur l'octroi de permis de forages pétroliers en mer et proposera de limiter drastiquement cette méthode d'extraction.
Mercredi, le directeur général de BP, Tony Hayward, a reconnu au nom de la compagnie "sept défaillances". Selon le New York Times, citant un document interne de BP, le groupe aurait choisi l'option la plus risquée entre deux techniques de coffrage du puits, notamment pour des motifs économiques.
lundi 24 mai 2010
Nouvelle journée très estivale... dernière du mois?
En journée, les cumulus se sont à nouveau formés, en plus grand nombre qu'hier. Ils commençaient à se dissiper vers 19 heures.

En début de matinée, pourtant, les températures étaient encore bien fraîches dans les cuvettes des Hautes-Fagnes. A Elsenborn, par exemple, la température descendait sous 5°C, soit la température la plus froide des régions de plaine du continent. Sur cette carte, seuls les sommets de plus de 1000 mètres voyaient des températures plus basses.

En fin d'après-midi, la température était à son paroxysme. Elle dépassait 28°C sur les sables Campinois et sur toute la France Centrale. Une grande partie de la façade atlantique voyait également ses premières températures de plus de 30°C de l'année.

La température maximale a dépassé les 30°C en de nombreuses stations officielles, en France, et même à Paris!
Dax 32.2 °C
Mont-de-Marsan 31.9 °C
Bordeaux 31.8 °C
Niort 31.8 °C
Cognac 31.5 °C
Cazaux 31.3 °C
Biscarosse 31.1 °C
Le Mans 31.1 °C
Bergerac 31 °C
Pau 31 °C
Angoulême 30.9 °C
Nantes 30.8 °C
Angers 30.7 °C
Saint-Nazaire 30.5 °C
Auch 30.5 °C
Brive 30.5 °C
Gourdon 30.4 °C
Blois 30.3 °C
Biarritz 30.3 °C
Romorantin 30.3 °C
Carpentras 30.3 °C
Toussus-le-Noble 30.3 °C
Cap Ferret 30.2 °C
Paris - Montsouris 30.2 °C
Tours 30.1 °C
Poitiers 30.1 °C
Agen 30.1 °C
Vichy 30 °C
Montauban 30 °C
Marée Noire: Webcam de la fuite
http://globalwarming.house.gov/spillcam
Voici un aperçu:
Nous pouvons voir sur cette image le tuyau destiné à pomper une partie du pétrole qui fuit. Selon BP, ce tuyau serait capable de pomper 2000 barils par jour sur les 5000 qui fuient.
C'est bien... sauf que cela fait encore 3000 barils de pétrole qui s'échappent en pleine nature chaque jour. Et encore, c'est sans compter les sous-estimations de BP quant à l'ampleur de la fuite. La découverte d'énorme nappes de pétrole sous-marines laisse croire à une fuite près de 10 fois plus importante. Au lieu des 800.000 litres, ce seraient plus de 8 millions de litres de pétrole qui fuiraient par jour. Les 2000 barils pompés par le tuyau deviendraient alors négligeables face aux 48.000 barils perdus.


